Comparatif
France ou Algérie
Pour beaucoup de binationaux, c'est un retour plus qu'un départ. La fiscalité algérienne n'est pas le premier obstacle : la monnaie l'est.
Ce qu’il reste d’un salaire
Salaire brut
France
Algérie
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire, pour un célibataire sans charge de famille. La France est calculée sur son barème réel, tranche par tranche. En Algérie, le calcul repose sur une courbe approchée, calée sur le seul revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut. Quand ce seuil est élevé, le pays ressort plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires : ce montant situe, il ne chiffre pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.
Ce que prélève chaque pays
Revenu, taux le plus haut
45 %
35 %
Cotisations salariales
23 %
9 %
Plus-values mobilières
31,4 %
15 %
Fortune
1 % au-delà de 1,3 M€
Aucun
Ce que ce tableau ne dit pas
Le dinar n’est pas convertible
Le dinar n'est pas librement convertible et ne s'échange pas sur les marchés internationaux. Faire entrer des euros en Algérie est simple ; les en faire ressortir, une fois convertis, est encadré par un contrôle des changes strict. Une épargne installée en Algérie n'est pas une épargne qu'on rapatrie à volonté.
Deux taux de change, presque du simple au double
La Banque d'Algérie publie un taux officiel, autour de 150 dinars pour un euro en 2026. Sur le marché parallèle, l'euro s'échange près de deux fois plus cher. Les banques et l'administration appliquent le taux officiel : un revenu en euros converti par les voies régulières perd donc beaucoup de sa valeur locale, et le marché parallèle relève d'une zone grise juridique.
Ce qui vaut pour tout départ
L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en octobre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.