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Comparatif

France ou Estonie

Un impôt sur les sociétés qui ne se paie qu'au moment de distribuer : tant que le bénéfice reste dans l'entreprise, il n'est pas imposé. C'est unique en Europe.

Ce qu’il reste d’un salaire

Salaire brut
France
Estonie
50 k€
31 896 €
37 200 €
100 k€
56 299 €
74 400 €
250 k€
133 026 €
189 600 €
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire, pour un célibataire sans charge de famille. La France est calculée sur son barème réel, tranche par tranche. En Estonie, le calcul repose sur une courbe approchée, calée sur le seul revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut. Quand ce seuil est élevé, le pays ressort plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires : ce montant situe, il ne chiffre pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.

Ce que prélève chaque pays

France
Estonie
Revenu, taux le plus haut
45 %
22 %
Cotisations salariales
23 %
3,6 %
Plus-values mobilières
31,4 %
22 %
Dividendes
35,4 %
Aucun
Fortune
1 % au-delà de 1,3 M€
Aucun
Succession
45 %
Aucun
TVA
20 %
24 %
Sociétés
25,8 %
22 %

Ce que ce tableau ne dit pas

L’impôt sur les bénéfices est différé, pas supprimé
Une société estonienne qui réinvestit ne paie rien. Elle paie lorsqu'elle distribue, à un taux qui n'a rien d'anecdotique. L'avantage est réel pour qui capitalise ; il disparaît pour qui se rémunère.
L’e-residency n’est pas une résidence fiscale
C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse. Le programme estonien d'identité numérique permet de créer et d'administrer une société à distance. Il ne déplace ni votre domicile fiscal, ni celui de la société si elle est réellement dirigée depuis la France. Des milliers de Français l'ont découvert au premier contrôle.

Ce qui vaut pour tout départ

L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en octobre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.