Comparatif
France ou États-Unis
Le seul pays au monde à imposer ses citoyens où qu'ils vivent. Le piège américain ne se referme pas à l'entrée mais à la sortie.
Ce qu’il reste d’un salaire
Salaire brut
France
États-Unis
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire, pour un célibataire sans charge de famille. La France est calculée sur son barème réel, tranche par tranche. Aux États-Unis, le calcul repose sur une courbe approchée, calée sur le seul revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut. Quand ce seuil est élevé, le pays ressort plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires : ce montant situe, il ne chiffre pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.
Ce que prélève chaque pays
Revenu, taux le plus haut
45 %
50 %
Cotisations salariales
23 %
7,7 %
Plus-values mobilières
31,4 %
23,8 %
Fortune
1 % au-delà de 1,3 M€
Aucun
Ce que ce tableau ne dit pas
La citoyenneté suit à vie
Un citoyen américain, ou un titulaire de carte verte, déclare et paie aux États-Unis sur ses revenus mondiaux, qu'il vive à Paris ou à Singapour. Aucun autre pays ne fait cela. Et y renoncer n'est pas une formalité : la renonciation déclenche son propre impôt de sortie sur les plus-values latentes, au-delà de certains seuils.
Il n’existe pas de TVA fédérale
Le taux affiché est une moyenne : la taxe sur les ventes est fixée par chaque État, parfois par chaque comté, et plusieurs États n'en prélèvent aucune. L'impôt sur le revenu se superpose lui aussi d'un échelon fédéral et d'un échelon local, nul au Texas ou en Floride, très élevé en Californie.
Ce qui vaut pour tout départ
L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en octobre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.