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Comparatif

France ou Irlande

Douze et demi pour cent sur les bénéfices, cinquante et un sur les dividendes. L'Irlande est construite pour les sociétés, pas pour ceux qui s'y rémunèrent.

Ce qu’il reste d’un salaire

Salaire brut
France
Irlande
50 k€
31 896 €
31 380 €
100 k€
56 299 €
57 143 €
250 k€
133 026 €
144 014 €
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire, pour un célibataire sans charge de famille. La France est calculée sur son barème réel, tranche par tranche. En Irlande, le calcul repose sur une courbe approchée, calée sur le seul revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut. Quand ce seuil est élevé, le pays ressort plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires : ce montant situe, il ne chiffre pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.

Ce que prélève chaque pays

France
Irlande
Revenu, taux le plus haut
45 %
40 %
Cotisations salariales
23 %
4 %
Plus-values mobilières
31,4 %
33 %
Dividendes
35,4 %
51 %
Fortune
1 % au-delà de 1,3 M€
Aucun
Succession
45 %
33 %
TVA
20 %
23 %
Sociétés
25,8 %
12,5 %

Ce que ce tableau ne dit pas

Le taux qui a fait sa réputation ne concerne pas les personnes
L'impôt sur les sociétés irlandais est le plus bas d'Europe de l'Ouest, et c'est ce chiffre que tout le monde retient. Mais un dirigeant qui se verse un dividende est imposé à un taux supérieur à celui de la France, et les plus-values à un tiers. Le pays attire des sièges, pas des patrimoines.
Les droits de succession frappent tôt
Un tiers du patrimoine transmis, avec des abattements modestes en comparaison des abattements français. Sur une succession moyenne, l'Irlande prélève davantage que la France.

Ce qui vaut pour tout départ

L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en octobre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.