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Comparatif

France ou Monténégro

Un impôt sur le revenu plafonné à 15 %, l'euro comme monnaie, et une candidature à l'Union européenne parmi les plus avancées des Balkans.

Ce qu’il reste d’un salaire

Salaire brut
France
Monténégro
50 k€
31 896 €
33 870 €
100 k€
56 299 €
64 028 €
250 k€
133 026 €
177 187 €
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire, pour un célibataire sans charge de famille. La France est calculée sur son barème réel, tranche par tranche. Au Monténégro, le calcul repose sur une courbe approchée, calée sur le seul revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut. Quand ce seuil est élevé, le pays ressort plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires : ce montant situe, il ne chiffre pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.

Ce que prélève chaque pays

France
Monténégro
Revenu, taux le plus haut
45 %
15 %
Cotisations salariales
23 %
24 %
Plus-values mobilières
31,4 %
15 %
Dividendes
35,4 %
15 %
Fortune
1 % au-delà de 1,3 M€
Aucun
Succession
45 %
Aucun
TVA
20 %
21 %
Sociétés
25,8 %
15 %

Ce que ce tableau ne dit pas

L’euro, sans la zone euro
Le Monténégro utilise l'euro comme monnaie officielle, mais de sa propre initiative, sans appartenir à la zone euro ni siéger à la Banque centrale européenne. Pour un Français, cela supprime tout risque de change ; pour le pays, cela signifie qu'il ne maîtrise pas sa politique monétaire.
Candidat à l’Union, pas encore membre
Tant que l'adhésion n'est pas faite, un ressortissant français n'y bénéficie pas de la liberté d'établissement européenne : s'y installer suppose un titre de séjour, obtenu selon les règles nationales. Le jour de l'adhésion, ce point changera ; d'ici là, il conditionne toute installation durable.

Ce qui vaut pour tout départ

L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en octobre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.