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Comparatif

France ou Pays-Bas

Aucune imposition des plus-values mobilières, mais un impôt sur le patrimoine qui commence à 59 000 € — le seuil le plus bas d'Europe.

Ce qu’il reste d’un salaire

Salaire brut
France
Pays-Bas
50 k€
31 896 €
20 388 €
100 k€
56 299 €
29 530 €
250 k€
133 026 €
86 391 €
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire, pour un célibataire sans charge de famille. La France est calculée sur son barème réel, tranche par tranche. Aux Pays-Bas, le calcul repose sur une courbe approchée, calée sur le seul revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut. Quand ce seuil est élevé, le pays ressort plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires : ce montant situe, il ne chiffre pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.

Ce que prélève chaque pays

France
Pays-Bas
Revenu, taux le plus haut
45 %
49,5 %
Cotisations salariales
23 %
27 %
Plus-values mobilières
31,4 %
Aucun
Dividendes
35,4 %
31 %
Fortune
1 % au-delà de 1,3 M€
0,7 % au-delà de 59 k€
Succession
45 %
20 %
TVA
20 %
21 %
Sociétés
25,8 %
25,8 %

Ce que ce tableau ne dit pas

La « box 3 » remplace l’impôt sur les plus-values
Les Pays-Bas n'imposent pas la cession de titres. En contrepartie, ils taxent chaque année le patrimoine lui-même, à partir d'un seuil très bas, sur un rendement supposé plutôt que réel. Ce mécanisme a été contesté devant les tribunaux néerlandais et réformé à plusieurs reprises : c'est la ligne à vérifier avant toute décision.
Le régime des expatriés a été raboté
Le dispositif qui exonérait une part du salaire des actifs étrangers a vu sa durée et son assiette réduites ces dernières années. Il existe encore, mais pas dans les termes que décrivent la plupart des guides.

Ce qui vaut pour tout départ

L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en octobre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.