Comparatif
France ou Royaume-Uni
Le régime qui attirait les fortunes étrangères depuis deux siècles a été supprimé en 2025. Ce qui subsiste est un pays à fiscalité élevée, dont les droits de succession atteignent 40 %.
Ce qu’il reste d’un salaire
Salaire brut
France
Royaume-Uni
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire, pour un célibataire sans charge de famille. La France est calculée sur son barème réel, tranche par tranche. Au Royaume-Uni, le calcul repose sur une courbe approchée, calée sur le seul revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut. Quand ce seuil est élevé, le pays ressort plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires : ce montant situe, il ne chiffre pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.
Ce que prélève chaque pays
Revenu, taux le plus haut
45 %
45 %
Cotisations salariales
23 %
8 %
Plus-values mobilières
31,4 %
24 %
Fortune
1 % au-delà de 1,3 M€
Aucun
Ce que ce tableau ne dit pas
Le statut de non-domicilié n’existe plus
Le régime dit « non-dom », qui permettait de n'être imposé que sur les revenus rapatriés, a été abrogé en avril 2025. Il a été remplacé par un dispositif de quelques années réservé aux nouveaux arrivants, fondé sur la résidence et non plus sur le domicile d'origine. Toute analyse antérieure à 2025 est caduque.
La succession à 40 %, et son périmètre a changé
Les droits de succession britanniques comptent parmi les plus lourds d'Europe, et la réforme de 2025 a aussi modifié qui s'y trouve soumis : le critère est désormais la durée de résidence, non le domicile. Quelques années sur place suffisent à faire entrer un patrimoine mondial dans l'assiette.
Ce qui vaut pour tout départ
L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en octobre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.