Comparatif
France ou Maroc
Aucun droit de succession, un coût d'installation modéré et deux heures d'avion. Les obstacles ne sont pas fiscaux, ils sont monétaires.
Ce qu’il reste d’un salaire
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire. Le barème est approché par une courbe calée sur le revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut : un pays dont ce seuil est très élevé — l’Espagne, la Suisse, le Luxembourg — ressort ici plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires. Ces montants situent, ils ne chiffrent pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.
Ce que ce tableau ne dit pas
Le contrôle des changes
Le dirham n'est pas librement convertible. Les mouvements de capitaux vers l'étranger sont encadrés, et ce qui entre au Maroc ne ressort pas toujours aussi simplement qu'il est entré. Un statut de non-résident au sens du change protège cette convertibilité, mais il se demande et se conserve. C'est la contrainte la moins visible du tableau, et souvent la plus déterminante.
Bon pour la retraite, discutable pour l'entreprise
L'absence de droits de succession et un impôt sur le revenu supportable servent bien un retraité. L'impôt sur les sociétés, en revanche, est supérieur au taux français : y installer une activité ne relève pas de l'optimisation fiscale.
Ce qui vaut pour tout départ
L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en septembre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.