Comparatif
France ou Suisse
Des plus-values privées non imposées, une TVA parmi les plus basses d'Europe, et un impôt annuel sur la fortune : la Suisse ne se compare pas poste par poste, elle se compare en bloc.
Ce qu’il reste d’un salaire
Impôt sur le revenu et cotisations salariales déduits, sur le seul salaire. Le barème est approché par une courbe calée sur le revenu à partir duquel s’applique le taux le plus haut : un pays dont ce seuil est très élevé — l’Espagne, la Suisse, le Luxembourg — ressort ici plus léger qu’il ne l’est réellement dans les tranches intermédiaires. Ces montants situent, ils ne chiffrent pas. Ni patrimoine, ni dividendes, ni situation familiale ne sont pris en compte : le simulateur, lui, les demande.
Ce que ce tableau ne dit pas
Un taux national qui n'existe pas vraiment
L'impôt suisse se compose d'une part fédérale, d'une part cantonale et d'une part communale. L'écart entre les cantons est considérable — au point que le choix du canton pèse davantage sur la note finale que le choix du pays. Le taux indiqué ici est une moyenne : elle situe la Suisse, elle ne détermine aucune situation.
Les plus-values privées ne sont pas imposées — sauf requalification
L'exonération vaut pour la gestion d'un patrimoine privé. Une activité de négoce régulière, financée à crédit ou menée à un rythme professionnel, peut être requalifiée en activité lucrative et redevenir imposable. La frontière tient à la manière d'opérer, pas au montant.
L'impôt sur la fortune est annuel et porte sur le patrimoine mondial
Là où la France ne taxe plus que l'immobilier, la Suisse retient l'ensemble du patrimoine — titres, comptes, biens — chaque année. Le taux est faible, l'assiette est large. Pour un patrimoine important et peu liquide, ce seul poste peut renverser la comparaison.
Ce qui vaut pour tout départ
L'exit tax se paie au départ, pas à l'arrivée
Un résident français qui transfère son domicile hors de France peut être imposé sur les plus-values latentes de ses participations, avant même de les avoir vendues, dès lors qu'elles dépassent certains seuils. Un sursis de paiement existe, sous conditions. Pour qui détient une société, c'est souvent le poste le plus lourd du déménagement — et il ne figure dans aucun tableau de taux.
Le départ doit être réel
Une adresse à l'étranger ne suffit pas à cesser d'être résident fiscal français. L'administration regarde où vit le foyer, où se passe le séjour principal, où se trouve le centre des intérêts économiques. Laisser sa famille, son activité ou l'essentiel de son patrimoine en France expose à rester imposable en France malgré le déménagement. La règle des 183 jours est un critère parmi d'autres, pas un laissez-passer.
Tout dépend de la convention fiscale
Deux pays peuvent réclamer le même impôt au même contribuable. C'est une convention bilatérale qui tranche, pays par pays et revenu par revenu — salaires, dividendes, plus-values, pensions n'y suivent pas les mêmes règles. Sans elle, la double imposition n'est pas une hypothèse d'école. Atlas indique pour chaque pays s'il en existe une avec la France.
Barèmes arrêtés en septembre 2026. Données indicatives, simplifiées par un modèle de calcul. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. Un départ à l’étranger engage votre situation personnelle : vérifiez-la auprès d’un professionnel qualifié.